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Marine Le Pen retrouve ses alliés européens en Allemagne avant des scrutins cruciaux

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  • On 22 janvier 2017
  • In FN
Marine Le Pen retrouve ses alliés européens en Allemagne avant des scrutins cruciaux

Au lendemain de l’investiture de Donald Trump, la présidente du Front national en France, Marine Le Pen, a retrouvé samedi en Allemagne des dirigeants de partis de droite extrêmes et populistes européens, pour tenter d’afficher un front uni avant plusieurs scrutins cruciaux.
Des centaines de manifestants, à l’appel de partis de gauche et de syndicats, étaient également attendus sur les lieux, à Coblence (ouest), pour protester contre cette rencontre. Le vice-chancelier et président des sociaux-démocrates allemands, Sigmar Gabriel, a annoncé sa présence, ainsi que le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn.
Les forces de l’ordre ont prévu un dispositif de plus de 1.000 policiers pour éviter tout débordement.
Pour son premier déplacement officiel en Allemagne, Marine Le Pen partagera notamment la scène du congrès avec la figure montante du populisme de droite en Allemagne, Frauke Petry, coprésidente de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD).
« Je vais en Allemagne rencontrer son avenir, l’AfD, pas son passé, la CDU » (le parti conservateur d’Angela Merkel, ndlr), a tweeté la responsable d’extrême droite.
C’est une autre figure de l’AfD et époux de Mme Petry, Marcus Pretzell qui a ouvert le congrès, remerciant Mme Le Pen d’être venue. « C’est un honneur extraordinaire », a-t-il dit.
Il a promis « une nouvelle Europe », dénoncé « l’islam politique » et loué Donald Trump au lendemain de son investiture à la présidence américaine et dont le succès est devenu un modèle pour la droite radicale européenne.
Mmes Le Pen et Petry ont eu un premier échange dès vendredi soir, à l’occasion d’un dîner auquel participait également le député néerlandais anti-islam Geert Wilders, qui a twitté une photo du trio et s’est dit « Fier d’être avec les dirigeants de la nouvelle Europe ».
La jeune formation AfD, qui assure que l’islam ne fait pas partie de l’Allemagne, est en pleine ascension électorale depuis l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile depuis 2015, suite à la décision de la chancelière Merkel de leur ouvrir les portes.
– ‘Contre-sommet’ européen –
Cette réunion, présentée par ses organisateurs comme un « contre-sommet » européen, illustre, après les victoire de Donald Trump et du Brexit, les ambitions de ces courants politiques avant des élections législatives aux Pays-Bas mi-mars, présidentielle en France en avril-mai, et législatives en Allemagne fin septembre.
Ces droites extrêmes et populistes espèrent des scores record avec les thèmes qui les rapprochent: rejet de l’immigration, de l’islam, des élites et de l’Europe.
« Le but, c’est précisément de poser les contours de l’Europe de demain, (?) qui va remplacer ce système monstrueux qu’est devenu l’Union européenne », a indiqué Marine Le Pen vendredi à la radio française Radio Classique.
En ouverture, elle a prévu de dénoncer « l’incroyable folie » de la chancelière sur les migrants, selon Ludovic de Danne, conseiller de la cheffe du FN.
Le congrès est organisé par le groupe Europe des nations et des libertés (ENL) du Parlement européen, fondé en 2015 par des formations issues de neuf pays membres. Mme Le Pen en est la coprésidente.
« Chacun de nous est terriblement attaché à sa souveraineté », a encore souligné Mme Le Pen. « Je crois que ce qui nous rassemble, c’est le rejet de la ligne de conduite de l’Union européenne qui est le laisser-faire, le laisser-aller, le laisser-passer », selon elle.
Aux Pays-Bas, la formation de Geert Wilders, Parti pour la liberté (PVV), est en tête des sondages et les pronostics placent en France Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle d’avril-mai.
L’AfD rassemble actuellement de 12 à 15% des intentions de vote. Si ce score se confirmait en septembre, cette formation entrerait à la chambre des députés, ce qui serait une première en Allemagne pour un parti de ce type depuis 1945.
L’un de ses responsables, Björn Höcke, a suscité la réprobation générale cette semaine dans son pays en qualifiant le Mémorial de l’Holocauste à Berlin de « honte », brisant un tabou.
La réunion de Coblence sera aussi l’occasion de sceller le rapprochement entre l’AfD et le FN, ce qui toutefois suscite des remous au sein du parti allemand, de tendance libérale sur le plan économique et dont certains cadres trouvent le parti français trop « socialiste » dans ce domaine.

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